"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait"
Rarement a été aussi facile à vérifier dans la vie courante ce vieux proverbe. Car si la jeunesse avait le savoir, l’expérience de ses aînés, et si ces derniers avait la force de la jeunesse, les choses iraient sans doute mieux dans notre pays. Or, comme le montre les violences urbaines, notamment celles de novembre 2005, comme l’illustre aussi la crise du CPE l’année dernière, la crise est palpable chez un grand nombre de jeunes. Crise qui se manifeste dans la rébellion voire dans la violence. Aujourd’hui, donc, il est unanimement reconnu que la jeunesse est en manque de repères et de points d’appui. L’allongement de la durée de vie joint à l’abaissement de l’âge de la retraite n’invite-t-elle pas les seniors à faire profiter les jeunes de leur expérience pour entrer dans la vie ? Les exemples qui suivent montrent que beaucoup d’adultes et même de personnes âgées sont déjà « au chevet » des plus jeunes pour les aider.
Beaucoup d’adolescent souffrent parce que leur parents ont un travail et une vie active qui les accaparent.
Du coup, ils n’ont que très peu de temps pour s’occuper de leur(s) enfant(s). Et il n’est pas rare de voir les grands-parents prendre leur place. Par exemple, Depuis sa maison, à Bondy, Christine a beau avoir 83 ans, cela ne l’empêche pas de prendre plusieurs fois par semaine le téléphone pour soutenir et encourager sa petite fille Armelle. Beaucoup de grands-parents sont comme Christine.
Ils ne transmettent pas nécessairement une compétence mais, fort de leur expérience de vie, ils donnent aux plus jeunes moins armés qu’eux, la confiance qu’ils leur faut pour entrer dans une vie adulte.
Pierre Chiquet, lui, fait partie de ces personnes qui ont eu une expérience de vie assez riche pour consacrer leur retraite à témoigner. Polytechnicien, il a notamment crée la base aérospatiale de Kourou en Guyane. Aujourd’hui à la retraite, il s’adresse aux jeunes à la radio ou bien les rencontre dans les écoles. Il a aussi écrit un livre "Cap sur les étoiles", spécialement conçu pour eux. Ce livre leur explique comment il a réussi à surmonter les nombreuses difficultés de sa carrière dans le domaine aérospatiale, comment il en est devenu un pionnier. Avec cet ouvrage, Pierre Chiquet a cherché à inciter les jeunes à entreprendre, à persévérer, à avoir le goût du risque, à savoir ce contenter des moyens dont ils disposent…Pour lui, pas de doute, l’heure est à la solidarité inter génération : "les plus jeunes ont besoin des anciens pour éclairer leur lanterne. Le bonheur de la vie et de la retraite ce n’est pas de se faire plaisir mais de faire plaisir aux autres. Et puis on reste jeune en s’adressant aux jeunes."
Beaucoup d’adultes se retrouvent à la retraite alors qu’ils ont juste la cinquantaine.
Ils partent et l’entreprise oublie souvent qu’avec leur départ elle se prive d’un savoir-faire. Il y a parfois du gâchis lorsque l’on ne donne pas aux plus jeunes la possibilité de se former au contact de ces gens-là. Il ne faut donc pas bouder la jeunesse, ni en avoir peur. La France compte un tissu associatif très large. Sans ce tissu, les liens entre la jeunesse et les adultes serait sans doute très grave. Rien que sur Paris, des milliers de personnes sont engagés dans le bénévolat. Et beaucoup d’ONG continuent de recruter. Voilà qui laisse de quoi espérer.

Massages : conseils pour soulager le dos et les épaules
Un air de famille
La St-Nicolas, pourquoi pas ?
Anticipez la dépendance
Domotique : la maison intelligente
Internet pour tous
Les conseils pour un Noël réussi
Yann Arthus Bertrand
Philippe Noiret tire sa révérence
Route des vins en France orientale, du Vaucluse au Jura
2011 : objectif bien-être ! Résolution n°4 : agir responsable
Version imprimable


