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lundi 2 avril 2007, par Priscillia Fattelay

Laure Adler

"Je suis choquée par le machisme ambiant en politique"

Laure Adler vient de de préfacer la version française des "Femmes qui lisent sont dangereuses", un livre d’art devenu best-seller. Interview d’une passionnée.

Journaliste et écrivain, éditrice et femme de radio, Laure Adler est une féministe fervente. Pour Temps Libre, elle livre sa vision du féminisme et de la place de la femme dans la société d’hier et d’aujourd’hui.

Vous venez de préfacer deux livres dédiés aux femmes : "Les femmes qui écrivent sont dangereuses" et "les femmes qui lisent sont dangereuses". Est-ce d’abord un engagement féministe de votre part ?

Oui, cela fait partie de mon engagement féministe qui date de la naissance du MLF (Mouvement de libération des femmes ) au début des années 70.

Pour vous qu’est-ce que le féminisme exactement ?

C’est la possibilité pour les femmes d’accéder à une véritable égalité en terme de responsabilité(s), de reconnaissance et de dignité.

Quelles sont, selon vous, les figures de proue du mouvement féministe ?

Je pense à Olympe de Gouges. C’était une révolutionnaire qui a dit : "Si les femmes ont le droit d’aller à l’échafaud, elles devraient aussi avoir le droit de voter". Elle n’a pas obtenu le droit de vote mais a été exécutée. Je pense également à Lucie Aubrac, qui vient de s’éteindre. Cette résistante a fait preuve de courage et d’ exemplarité pendant toute la période de la guerre. Enfin, plus proche de nous, Simone Veil qui a réussi à faire voter la loi sur l’interruption de grossesse (IVG), reste une figure majeure du combat pour la libération de la femme. Au même titre que Antoinette Fourque, qui est à l’origine du MLF. Mais il ne faut pas oublier toutes les anonymes qui sont nombreuses : celles qui travaillent au planning familial, celles qui dans les associations luttent contre les violences conjugales, celles qui travaillent pour l’égalité professionnelle des droits. Autrement dit, toutes les femmes qui luttent pour les droits des femmes.

Selon vous, qu’est-ce que les femmes ont apporté à la littérature ?

Leur loyauté vis à vis de l’écriture. La volonté de chercher à comprendre ce qu’il y a au plus profond de soi, de plus intime. Plus que les hommes, elles ont tenté d’aller au tréfonds de leur propre intimité et, en parlant d’elle(s), elles ont parlé de l’universel. En évoquant leur propre solitude, leur propres angoisses devant la mort ou leurs propres relations avec leur mère, des thèmes récurrents de l’écriture, elles ont transmis aux lectrices de véritables leçons de vie.

En quoi les femmes qui écrivent vivent dangereusement ?

C’est plus visible dans le Tiers Monde. En Inde, l’écrivaine Arundhati Roy qui mène un combat pour l’égalité des Intouchables et l’abolition des castes, vit dangeureusement et prend des risques considérables. Une femme vietnamienne est actuellement emprisonnée parce que ces écrits sont jugés dangereux. Des femmes afghanes, parce qu’elles veulent écrire, mettent chaque jour leur vie en péril. Si aujourd’hui en Europe les femmes ne prennent plus de risques, elles en ont pris aux 19ème et 20ème siècles. Que ce soit en terme d’engagement politique ou de condition de vie matérielle, des écrivaines comme Jane Austen, Charlotte Brontë, Anna Harendt ou encore Marguerite Duras ont vécu dangereusement. Ecrire pour une femme reste toujours dangereux. Plus dangereux pour sa vie mais elle risque l’isolement, la solitude, la coupure sociale, et le jugement des autres. On se gausse plus facilement des femmes que des hommes, on les prend moins en considération.

Dans la préface vous dîtes "Au XIXe siècle, les femmes qui lisaient étaient considérées comme folles, amoureuses, hystériques et porteuses de désordre". Et aujourd’hui ?

Aux yeux des médecins, les femmes lisaient trop et s’imaginaient vivre la vie rêvée des personnages de livres. On pensait que comme Emma dans Madame Bovary de Flaubert, elles s évadaient de la réalité et incapables d’être de bonnes mères ou de bonnes épouses. A force de s’identifier à leurs héroïnes, on disait qu’elles devenaient des femmes exaltées, romanesques, refusant d’assumer les responsabilités de femme au foyer.

Vous qui êtes éditrice, comment choisissez vous vos manuscrits ? Le sexe de l’auteur a-t-il une importance ?

Je suis très intéressée par un nouveau mouvement de jeunes femmes écrivains. J’ai publié récemment Claudine Galéa qui parle de l’homosexualité féminine. Je suis attentive aux nouveaux territoires d’écriture d’où émergent depuis une dizaine d’années une audace intellectuelle que je trouve à la fois très revigorante et rassurante.

Vous êtes une fervente admiratrice de Marguerite Duras, vous avez d’ailleurs écrit et publié sa biographie qui a obtenu le prix Femina en 1998. Qu’est-ce qui vous plaît en elle ?

Elle était écrivain, mais surtout elle était engagée dans toutes les luttes politiques de son temps. Tout comme Anna Harendt qui a combattu le nazisme dès la première heure et qui, après son exil aux Etats-Unis, a participé à toutes les luttes démocratiques américaines. Actuellement, je travaille sur une biographie de Françoise Giroux qui devrait paraître dans 3 ans. C’était une femme exceptionnelle pour tous ces engagements politiques, intellectuels et pour l’égalité des droits des femmes.

Quels sont vos autres projets ?

Je prépare une émission de télé sur l’écrivain et philosophe Simone Weil. Parallèlement, je travaille à l’adaptation d’une pièce de théâtre de Anna Seghers, auteur de Transit publiée pendant la guerre. Je commence un nouveau magazine littéraire sur France Ô. A partir de septembre prochain, j’enseignerai l’histoire des femmes et la politique à Sciences Po. Je deviens aussi éditorialiste à la Trubune de Genève.

Dans la préface de "les femmes qui écrivent vivent dangereusement", vous écrivez "Aujourd’hui dans le monde, rares sont les femmes à pouvoir accéder aux mots". Pour vous c’est la condition sinequanone à l’émancipation des femmes ?

L’éducation. Plus précisément les mots. C’est par eux que se fait la première conquête pour pouvoir structurer son être, diriger sa vie, se battre contre les autres quand cela est nécessaire, et conquérir son indépendance à la foiss matérielle et intellectuelle.

Et en France, pensez-vous que la question du féminisme soit toujours d’actualité en 2007 ? Si oui, pourquoi ?

Beaucoup de droits ont été acquis à l’aube des années 70, à la naissance du MLF. Mais aujourd’hui, on est dans une période de régression. Il faut être très vigilant. Il y a encore des extrêmistes qui parlent dans cette campagne présidentielle et qui n’hésitent pas dire que les femmes doivent rester à la maison à élever les enfants. Un peu partout en Amérique, en Europe, des mouvements reviennent sur le droit à l’avortement. Sur un plan économique, il y a une très faible représentativité des femmes aux postes à responsabilités en France ( au 24è rang des pays européens). Par ailleurs, à compétences égales, les femmes sont payés 30 % de moins que les hommes. Il y a encore du boulot à faire en France !

En mars 2007, vous avez signé avec 150 intellectuels un texte qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".

Oui, j’essaye de faire tout ce que je peux pour l’aider. J’ai co-animé à Normale Sup un séminaire sur le thème de l’éducation, un meeting à Dijon sur les femmes. J’irai à son meeting à Nantes sur le thème de la culture. J’espère qu’elle va y arriver.

Une femme dans la course au plus haut poste de la démocratie, ça vous fait quoi ?

C’est une rupture dans l’histoire politique française. Ce n ’est pas parce que c’est une femme qu’elle doit être présidente. C’est parce qu’elle est compétente, qu’elle a de l’expérience et qu’elle représente pour moi une France plus égalitaire et plus fraternelle qui tendra la main aux plus défavorisés. Je viens de rééditer un livre sur les femmes politiques où je présente deux entretiens avec Michèle Alliot-Marie et Ségolène Royal. Dans ce livre, je montre que le combat politique des femmes est un combat perpétuel et âpre à mener. Si jamais Ségolène est amenée à être présidente, elle apportera plus de crédibilité au monde politique très masculin et même machiste. Je suis outrée de voir combien ses camarades politiques l’ont méprisée, insultée, mise plus bas que terre.

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    14 décembre 2007 10:37, par jacqueline jau

    Nous les femmes bâtissons cette France avec nos convictions, notre volonté de mener à bout nos projets, même vents et marées n’y pourront rien changer. Notre dualité nous rend plus véloces. notre force vient de nos entrailles, grandit notre intériorité et en çà demeure imprenable. il ne se passera pas un jour où nous serons présentes, à plaider la bonne cause, notre fibre maternelle permet de cerner la nature humaine avec ses besoins, ses envies, ses ambitions. Notre engagement est animé par notre entièreté et les efforts ne seront jamais vains. Notre condition est le fruit de nos exigences. Messagères nous le serons éternellement et l’encre n’en finira pas de se répandre par rouleaux, par vagues tumultueuses même si la traversée est longue pour les embarqués, les naufragés, notre victoire s’annonce au bout de ce périple. Jackie

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    7 décembre 2007 10:30, par jau_jacqueline

    la fuite nous entraîne au-delà des frontières, à découvrir des horizons nouveaux. Son passeport, notre liberté. Elle emporte avec elle, un besoin d’oublier et pour bagage, une envie d’ailleurs. Je dis souvent, ailleurs n’est pas si loin. La fuite peut se faire dans notre tête, faire le vide, rêver, espérer autre chose, et bâtissons des chimères. La fuite veut briser ce carcan qui nous conditionne à une vie trop étriquée. Elle a pour ambition de s’évader, de caresser le rêve, de s’oublier... La fuite est dans le regard, celui qui passe sans voir, ces yeux vides tant ils ont pris une autre vision. La fuite, une échappée nécessaire qui correspond à une attente, un questionnement, d’abord s’oublier, pour espérer un retour, une réponse, autre chose, simplement être à l’écoute de son intériorité, de son moi... Jackie

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    2 décembre 2007 11:32, par jau_jacqueline

    l’homme Une drôle d’espèce, toujours en quête du négoce.. Il promène avec fierté sa grande personne et erre avec habileté à la poursuite d’un fantôme. Il cultive ses idées et les sème au gré du vent et ira les récolter au stade du mûrissement.

    Il sera toujours un faiseur, l’homme préserve son labeur.

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    21 novembre 2007 15:47, par jau_jacqueline

    TOUT COULE DE SOURCE Et se sépare en delta. Se noue en débat. Se dénoue quand on se retrouve. De cette émergence où tout serait limpide, le trouble agite l’eau tranquille et des turbulences.. de ces remous où tout paraît flou, il suffirait que le calme rejoigne la profondeur, et la palme serait de circonstance et jaillirait la clirvoyance.

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    16 novembre 2007 11:49, par jau_jacqueline

    la démesure elle joue de fausses notes elle sonne creux c’est un instrument tellement dissonnant.

    sur des airs de dégagé ou sous des apparences surmenées, elle a la cadence du faux pas et des faux-fuyants, à tout va..

    elle dénote, puis déchante sur une portée trébuchante elle hésite et grimaçante emporte la mention disculpante,

    sur tous les airs, même dans les regains, la démesure dénote ses refrains vers des lointains... Jackie

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    16 avril 2007 11:10, par jau_jacqueline

    nous les femmes qui écrivons, communiquons à la frontière du réel, l’invisible et ce perceptible se ressent, car nos limites vont jusqu’ là, l’extrême où il n’y a pas de frontière. c’est notre hyper sensibilité qui nous pousse plus loin que nos exigences, plus loin que les hommes, un jardin secret où nos forces intérieures nous révèlent plus grandes, plus invincibles. dans cet invisible, nous atteignons une nudité sans égale, seulemnt effleurée par nous, les femmes. nous ommes des peintres, des sculpteurs, des faiseuses, des créatrices, des novatrices... à nous les femmes, rien ne peut nous égaler, tant nous resterons différentes, et en çà notre grandeur dans notre petitesse, au nom de la dextérité, de la flexibilité, de la fidélité, de la l’intégrité, nous avons notre statut bien solidifié. nous avançons dans la fougue du devoir, du combat de nos idées, de nos valeurs, notre humilité est à ce point. rien qu’une femme et tellement d’avance dans notre traversée, et dans ces flots tumultueux, notre clairvoyance nous assure notre cap celui d’une délivrance, Jackie

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    10 avril 2007 13:26, par jau_jacqueline

    bonjour, étant dans l’écriture, je vous rejoins dans la solidarité féminine. nous devons être entendues car avant tout nous sommes porteurs de messages et notre fil conducteur doit motiver, voir même bousculer les mentalité. nous avons notre force de caractère qui nous anime dans la passion de notre travail. nos écrits doivent transpirés au vu et au su de tous ceux qui veulent bien. jamais nous ne lâcherons prise car nous avons la conviction d’aller toujours plus haut et plus loin. un élan de générosité nous anime, nous femmes serons entières dans notre combat quotidien, fidèles à nos convictions et nos valeurs morales, la voix du coeur se fera toujours entendre chaleureusement, Jackie

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