On vous connaît drôle, pétillante... Aujourd’hui vous choisissez de révéler votre part d’ombre. Pourquoi ?
Il était temps que je montre mon visage réel et que je réussisse à expliciter ce boulet que je traine. J’ai écrit ce livre au printemps dernier, la nuit. Partagée entre la fin d’un amour et un succès au théâtre, c’était un moment de transition et de solitude qui m’a poussé a ouvrir une porte de mon inconscient. Mon éditeur l’a publié sans mon avis. Il m’a dit : “Si c’est impubliable, c’est qu’il faut le publier !”.
Vous abordez de façon très directe un sujet tabou : la stérilité...
Oui, mais pourtant tout le monde est concerné. J’ai ouvert une brèche. Aujourd’hui, le sujet reste tabou parce que dans notre société positiviste, toujours en quête de résultats, il n’est pas bien perçu de parler de la mort.
Dans votre livre, vous dites que vous avez rejoint “Une grande famille, un club nombreux et frétillant, les postquinquas”. Quel est votre regard sur votre génération ?
Je crois que tout ne s’arrête pas avec la retraite. Après la première jeunesse puis le début de la période adulte, il y existe une troisième vie très active et une quatrième basée tout simplement sur le plaisir de vivre. Pour ma part, je suis une épicurienne à mort ! J’aime le bon café, le bon vin, le plaisir expert et savant que l’on acquiert en développant ses sens. Je crois aussi au plaisir-passion : l’amour mais aussi une bonne conversation, la rencontre de gens intéressants, la vision d’un beau film...
A la soixantaine, vous êtes toujours aussi pimpante. Quels sont vos secrets ?
Tout d’abord, je tiens à dire que je ne suis pas une sportive ! Je ne crois pas aux règles de contraintes. Par contre, rester attentif à son époque, être gourmand, se confronter à ce qui bouge : voilà ce qui empêche de se fossiliser (rires).
L’âge n’est donc pas une fatalité ?
La vieillesse est plus agréable si on a eu des convictions toute sa vie. En mai 68, on a tous cru qu’on allait changer le monde. Ca n’a pas marché, mais l’avoir espéré, c’était l’essentiel ! Aujourd’hui je ne fais pas trop attention à mon âge. En tout cas, je ne me considère pas comme une vieille dame pleine de sagesse. Moi, je suis sage en alternance !
Et quel regard portez-vous sur le monde d’aujourd’hui ?
Tout est très différent. Il est de plus en plus difficile de croire en quelque chose. Tout passe par les moyens financiers que l’on a ou pas. La motivation des gens est devenue “Je veux être connu” et cela rend les jeunes beaucoup plus isolés. Et puis aujourd’hui, le couple n’est plus très solide. Pour autant, mon message est clair : je dis aux filles qui veulent avoir un bébé : allez-y tant qu’il est encore temps, même toutes seules !
Justement, Macha Méril, parlez-nous d’amour...
Il est vrai qu’on peut dire que je suis une spécialiste du grand amour ! (rires) L’amour flambe, brûle mais je préfère la deuxième phase, après deux ans de l’estime et de l’entraide.
Et quelle est la plus belle preuve d’amour ?
La présence. J’ai adoré quand mon ami, qui travaillait tôt le matin, venait me chercher au théâtre à 23h30 après la représentation pour qu’on aille dîner ensemble. C’est une belle preuve d’amour, même si je pense que de ce côté là, les hommes sont un peu déficiants...(rires)


Choisir son parfum
ISF, RÉSIDENCES SENIORS : RÉDUIRE SA CHARGE FISCALE
Spa : guide d’achat
Vélo électrique et Honda Japauto à l’essai
48h de programme détox
Bio, vitamines et sport pour garder la forme
La réunion, un paradis à l’état brut
Dossier spécial : Le boom des nouvelles énergies
Madeleine Chapsal
Franz Olivier Giesbert
Association recherche bénévoles !
Saga des marques : Aigle
Casinos Partouche et Barrière : la saga d’un jackpot
Version imprimable


