Pour votre album “Le goût du désir”,
vous vous êtes entourée de Art Mengo
pour la musique et de Marc Estève
pour les paroles (ndlr : le duo à qui l’on
doit également “Oranges amères”
de Enrico Macias). Comment s’est
passée votre collaboration ?
Avec Michel (Art Mengo), nous nous connaissons depuis 20 ans. En plus de s’apprécier, nous avons les mêmes tendances musicales : jazz, blues, bossa nova... Nous cultivons aussi le même amour pour Nougaro, l’esthétisme dans la musique, l’amour des notes et des bons mots. Ce que j’aime aussi chez lui, c’est sa simplicité. Et puis comme moi, il adore rire. Nous avons passé ensemble des moments supers.
Et avec Marc Estève ?
J’ai eu un véritable coup de foudre pour ses textes et nous avons également le rire en commun. Ça aurait été un très bon copain de lycée ! Finalement, “Le goût du désir”, c’est ce que j’éprouvais pour ces deux garçons. J’étais persuadée que nous allions faire de belles choses.
Votre album est empreint de blues, de jazz...
C’est ce qui me caractérise le mieux ! Ça s’est fait naturellement car c’est ce que j’ai toujours écouté et qui me plait le plus par rapport à ma voix.
L’une de vos chansons évoque Lyon, votre ville natale. C’est un retour aux sources ?
Pas vraiment, mais je suis très attachée à Lyon. C’est une ville que j’aime énormément, même si finalement, j’ai vécu plus longtemps à Paris ! J’ai habité dans de nombreux endroits différents : je suis aventurière, une nomade. J’adore faire ma valise, la prendre et partir. Ce que je déteste par-dessus tout c’est l’ennui.
Cela se voit dans votre carrière : vous êtes chanteuse, comédienne, imitatrice, présentatrice télé... Avez-vous d’autres projets ?
Pour le moment je suis prise jusqu’à fin 2009 mais après pourquoi pas me lancer dans le cinéma ou le théâtre, que ce soit dans l’écriture ou face à la caméra. Ce qui m’intéresse c’est d’avancer !
Vous fêtez cette année vos 20 ans de carrière. Quel regard portez-vous sur les deux dernières décennies ?
Je suis très heureuse, mais je ne reviendrais jamais en arrière ! Je garde mes 45 ans ! J’ai fait de belles rencontres mais aujourd’hui je suis en phase avec ma vie de femme.
Pourquoi ?
J’ai fait trop de concessions, j’ai trop privilégié ma vie d’artiste. Aujourd’hui, je sais m’arrêter, prendre du temps avec mon fiancé... Je crois que c’est la maladie des mes parents, il y a trois ans qui a provoqué un déclic. Aujourd’hui ils sont soignés et j’accorde encore plus d’importance à ma famille.
Et le bonheur selon Liane Foly, qu’est ce que c’est ?
De prendre le temps de vivre ! J’aime me faire du bien le plus souvent possible, être avec les gens que j’aime. Par exemple je peux rester des heures à contempler une belle vue, lire, me balader dans la nature... Pour moi le bonheur c’est ça !
Et des vacances de rêve se déroulent où ?
Sur l’Ile de Beauté ! La Corse est mon point de chute : un berceau de nature complète où j’aime me ressourcer. Je suis très méditerranéenne et j’adore l’Italie, notamment pour les visites, car j’aime tout ce qui touche à l’art. J’aime aussi aller à Londres ou New-York pour aller voir ce qui bouge.
Et quels sont vos vols longs-courriers préférés ?
Mon métier me demande beaucoup de déplacements mais je n’aime pas partir très loin. Cependant, j’adore la Chine et le Japon : j’y aime le contraste entre le stress énorme des gens en ville et la “zénitude” que l’on peut trouver ailleurs ! La Thaïlande m’attire beaucoup aussi.
A l’image de votre carrière, vos vacances semblent être bouillonnantes !
Oui, je ne suis pas une bonne vacancière : je ne peux pas rester allongée sur une plage ! (rires)

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