vendredi 10 février 2012
Mon Temps-Libre : |
Accueil du site > 2008 > Brigitte Lahaie : l’animatrice radio de RMC se confie
Publicité
fontsizeup Augmenter la police
fontsizedown Diminuer la police

jeudi 9 avril 2009, par Marion Rotrubin

Brigitte Lahaie : l’animatrice radio de RMC se confie

“Hommes je vous aime” est le titre sans détour du dernier livre que signe Brigitte Lahaie. A 54 ans, cette ancienne star du X a su imposer son style à la radio dans l’émission “Lahaie, l’amour et vous”. Plus qu’une animatrice, elle est devenue une véritable confidente à laquelle les auditeurs se livrent à cœur ouvert…

C’est quelques minutes après la fin de son émission, dans les locaux de RMC que j’ai rendez-vous avec Brigitte Lahaie. L’atmosphère quelque peu électrique de la radio ne semble pas avoir de prise sur elle : sereine et rayonnante elle m’accueille en toute simplicité. Si l’animatrice a l’habitude d’écouter les confidences de ses auditeurs, c’est aujourd’hui à elle de se livrer…sans langue de bois !

Votre approche est originale : vous mettez en avant les hommes, tous, même ceux qui trompent leur femme... Pourquoi ?

Si j’ai pris ces exemples, c’est parce qu’on les prend toujours de l’autre côté. Un homme qui trompe sa femme est souvent un homme qui souffre. Tous ne sont pas des Don Juan, des cavaleurs. Il faut se mettre un peu à leur place.

Les femmes ont d’habitude le beau rôle. Pourtant, vous soulignez qu’elles ont une part de responsabilité dans leurs déboires. On a coutûme de dire “Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus”. Est-ce votre avis ?

Je n’aime pas “Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus”. Je trouve que c’est faux : il y a des hommes très féminins et des femmes très masculines. C’est un peu trop pratique de mettre les gens dans des cases, car cela enlève toute remise en question. Je crois que les “vraies” femmes n’ont pas peur des hommes. Quand elles sont castratrices ou qu’elles refusent la sexualité, c’est parce qu’elles ne sont pas bien dans leur peau. Je les plains, plus que je ne les accuse.

Vous tordez le coup aux illusions : “A force d’attendre le prince charmant les femmes restent endormies”, “le couple parfait n’existe pas”. Faire une croix sur ces idéaux est la clé du bonheur ?

Oui, il faut accepter de tordre le coup à toutes ces idées qui sont certes très agréables quand on a 20 ans, mais qui, à 50 ans sont chères payées. J’ai longtemps cru au prince charmant et je voulais un cheval blanc ! Je connais le prix de cet idéal amoureux : on est forcément déçu.

Vous parlez d’une époque où “passée la ménopause, les femmes n’existaient plus sexuellement”. Y a-t-il eu une évolution ?

Oui. Suzanne Képès, une gynécologue très féministe, m’a d’ailleurs dit que c’est le corps qui avait le plus changé. Dans les années 1950, les femmes de 45 ans étaient de vieilles peaux. Aujourd’hui, à 50 ou 60 ans, une femme est encore désirable. J’en ai tous les jours à l’antenne et certaines ont même des amants de 30 ans !

Vous dites “Je me sens libre”…

En fait, je me suis toujours sentie libre par rapport aux autres mais pas vis-à-vis de moi-même. Je ne l’ai ressentie qu’à partir de 35-40 ans. Cela passe par une compréhension de soi. Ce n’est pas un hasard si je me suis mariée à 46 ans...

Lorsque vous avez décidé d’arrêter les films X, est-ce que votre reconversion a été facile ?

Non, j’ai eu cinq ans de galère. C’est très rare de passer d’un travail à un autre d’un seul coup et sans difficultés. Quand on veut changer de cap ça peut être un peu long. Je pense qu’il faut garder la foi pour surmonter les temps difficiles.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Quand j’ai arrêté les films X en 1980, je voulais être comédienne : voilà mon erreur. C’était impossible.

Vous vous êtes tournée vers d’autres disciplines...

Lorsqu’on veut se reconvertir, l’important est d’être clair et de tourner la page. J’ai donc fait beaucoup de choses : des films, des livres, du théâtre, de la radio. Mais ce qui m’a beaucoup aidé, c’est la sortie de mon premier livre, “Moi la scandaleuse”, en 1987. J’y racontais mon passé dans le X et j’y affirmais que je ne regrettais rien. Ça a tout changé : ce gros succès médiatique m’a aidé à repartir.

Vous avez su imposer une émission sur la sexualité à une heure de grande écoute. Votre carrière dans le X vous a-t-elle servie ?

Au début, ma notoriété a joué : les gens ont eu envie de m’écouter par curiosité. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que RMC est venue me chercher. J’ai une vraie expérience et une vraie connaissance. Il faut les deux pour travailler sur la sexualité. Si l’on n’a que la connaissance, on risque d’être gêné par certains témoignages. Je l’avoue franchement, je peux tout entendre parce que j’ai tout essayé.

Vous dites que votre moteur est la passion...

Oui, j’aime la vie. Je peux aussi bien être bouleversée à la vue d’un bourgeon qui vient d’éclore que pour une rencontre : c’est vraiment ça qui m’excite. J’ai la chance d’avoir un sens esthétique très développé. Quelque chose de beau me fait vibrer, que ce soit une œuvre artistique, la nature, un animal. Par exemple j’ai un chiot de quatre mois et demi. Quand il me regarde avec ses yeux verts plein de vie et d’innocence, ça me bouleverse ! Tant qu’on est passionné, on est en vie ! Avec l’âge il faut acquérir une certaine sérénité, mais surtout, toujours donner du sens à sa vie. Si on n’a plus de moteur, on devient un vieux con…

Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable
Recommander cet article

  • Répondre à ce message

    24 septembre 2010 17:07

    J’ai toujours apprécié vos emissions parce que sans tabous , libre sur tout les sujets concernant la séxualité les joies et les peines de coeur , il se trouve qu’aujourd’hui j’ai un grave problème de coeur qu’il m’est difficile de dévoiler parce que (hors normes) et j’en souffre d’autant plus .j’aimerais tellement vous en parler parce que je suis sûre que mieux qu’un psy vous sauriez m’écouter et me comprendre sans me juger, et surtout m’aider à trouver une paix intérieure .Je vis un véritable cauchemar et je me bat tout les jours pour ne pa sombrer dans la déprim , je ne dois pas ...Si vous lisez mon message s’il vous plait aidez moi !!

  • Répondre à ce message

    15 juin 2010 12:23, par helenelarrive

    Mais Brigitte, il n’y a pas égalité sur ce point entre homme et femmes : la société tolère celui qui "trompe" sa femme, parfois c’est même elle qui est incriminée (plus assez soignée, attirante etc..) Croyez-vous qu’en bossant + ménage+ enfants etc... il y ait égalité ? Les mecs s’en tirent mieux : il y a toujours une jeune nana (ou disons, une plus disponible) pour les consoler ; les femmes, pour la même performance, doivent ramer bien plus durement sauf peut-être dans certaines professions, et encore (actrices X ? Peut-être mais je n’en suis pas sûre, ne l’ayant jamais été).

    Certes on y arrive, vous en êtes la preuve, moi aussi d’une autre manière, mais quel boulot ! Alors SVP ne pas ériger des cas particuliers (de femmes qui ont "réussi") en généraux. Ca culpabilise les autres tout comme lorsqu’on voit une "star" parfaitement belle et qu’on se regarde ensuite dans la glace ; ou une philosophe et qu’on écrit. Notez qu’on peut être belle et intellectuellement au point, vous le montrez... et vice versa, j’espère en être un exemple également, mais ne nous érigeons pas en archétypes : la majorité des femmes sont épuisées de boulot, de non reconnaissance sociale et souffrent que leur bonhomme s’en aille brouter ailleurs où l’herbe est plus verte. Ce que nous sommes aussi du reste, moi en tout cas.

    Car savez-vous ? mais vous le savez bien sûr : être intellectuellement au point, ça fait fuir les bonshommes qui ont peur de se voir dépassés. Mon ex mari a choisi une femme qui, pour ce que j’ai pu lire d’elle, est... disons plus "reposante"... (!) à l’instar de l’affreux Henry VIII, cet archétype du macho poussé au point omega (sur lequel il faudrait écrire) a choisi Jane Seymour... qui ne passait pas pour un phare (non, elle n’était même pas belle) après Anne Boleyn qui le dominait par sa prestance intellectuelle. Fasciné un temps (7 ans tout de même, c’était un fidèle à sa manière), il s’est ensuite lassé, puis inquiété. La solution, évidente : lui couper le cou, mais là au sens littéral. Il l’a dit clairement, (l’avantage d’être un roi est de ne pas avoir à se justifier) : celle-là m’épuise et elle n’est même pas fichue de me donner un fils, il m’en faut fissa une plus facile et plus jeune. Il a donc fait exécuter Anne in extremis (la veille, il était mal organisé comme moi et s’y prenait toujours au dernier moment, sacré Henry) mais ça c’est juste un détail délicat particulier à ce gus intéressant par sa démesure affichée).

    Tous les hommes sont à des degrés moindres des Henry VIII, et toutes les femmes intellectuellement au point, Anne Boleyn. Mais en général, ils ne nous tranchent pas en deux, ils se contentent de nous virer ou de nous faire fuir. Hélène Larrivé

  • Répondre à ce message

    24 avril 2010 03:05, par Guy 88

    Bonjour Brigitte , je viens de lire votre biographie et je vous félicite ; Quelle femme ! Je vous félicite aussi pour votre émission que j’écoute occasionnellement pour raisons professionnelles .

    Je suis de "53" et je voudrais vous laisser un message dans votre émission de radio mais je n’ai pas trouvé la bonne page ( soixante-huitard arrièré... ? ) ....l’histoire de deux femmes qui ont brisé ma vie , je vis seul depuis ....22 ans . Je voudrais également parachevé ma biographie partiellement trancrite mais j’ai besoin d’aide...

    Je vous souhaite encore plein de belles choses dans votre vie .

    Guy

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
Publicité

Le magazine développe ses éditions en franchise sur toute la France, les candidats peuvent nous appeler au 01 69 19 19 10 Seniorcom.

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | visites : 617096 | © Seniorcom 2005-2012 • Tous droits réservés. • Mentions légalesSpip 2.0.10 [14698]

Conception du site : Teddy Payet