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mardi 3 janvier 2012, par Marion Rotrubin

Interview François Berléand, à l’affiche dans Quadrille

À l’affiche de « Quadrille » de Sacha Guitry, François Berléand incarne pour la première fois un séducteur. Dans une mise en scène de Bernard Murat, il laisse exploser tout son talent. Rencontre.

L’acteur m’accueille dans sa loge deux heures à peine avant de monter sur les planches. Alors que je m’attends à le trouver rongé par le trac, il n’en est rien : dans les coulisses, l’ambiance est très détendue et le comédien, plutôt volubile… Avec modestie et bonne humeur, il revient sur sa carrière et sur la passion qui l’anime pour le théâtre.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de cette pièce ?

Je ne pensais pas pouvoir interpréter un jour un rôle que Guitry avait joué. Mais Bernard Murat, le metteur en scène, a pris le parti d’aller vers le vaudeville et un théâtre rapide. Cette mise en scène est donc différente du « Quadrille » mis en scène et joué par Guitry, où le comique venait plus des mots que des situations. C’est très agréable à jouer !

Vous avez une carrière très éclectique tant à la télévision, qu’au théâtre ou au cinéma… Lequel vous plaît le plus ?

Le théâtre bien sûr ! Pour moi, c’est le « vrai métier ». Plus encore, c’est une véritable jouissance d’être sur scène et de se confronter au public chaque soir. Contrairement au cinéma ou à la télévision, la sanction est immédiate et le frisson, omniprésent ! Entre les tournages, j’essaie de revenir régulièrement au théâtre car cela me manque énormément !

Pourtant, vous avez débuté un peu par hasard…

Oui, je n’avais aucune prédisposition, même si, enfant, j’adorais déjà aller au théâtre et que j’éprouvais une véritable fascination pour les acteurs – il m’arrivait parfois d’en croiser dans les rues de Paris. Finalement, j’ai fait mes débuts sur les planches dans un cours de théâtre amateur que j’avais intégré pendant mes études de commerce. Lorsque j’ai joué pour la première fois en public, cela a été une révélation.

Si votre carrière est donc déjà longue, vous n’avez été connu du grand public que beaucoup plus tard. Cette reconnaissance un peu tardive est-elle un regret  ?

Non, au contraire, cela a été un moteur. Je n’ai jamais été aigri car la notoriété ne m’intéressait pas en tant que telle. Durant de nombreuses années, j’ai pu faire du théâtre avec un grand « T », qu’est le théâtre subventionné, dans des rôles très différents. Jusqu’au jour où… j’ai joué dans un théâtre privé et j’ai rencontré Nicole Garcia. Ma vie a alors changé… …À 45 ans ! Oui, ce qui est bien lorsque la reconnaissance arrive à cet âge-là, c’est que l’on est conscient que tout cela ne tient qu’à un fil. On reste modeste ! Si j’avais été connu plus tôt, j’aurais peut-être été un « jeune con » !

Cette notoriété aurait pu arriver avec la troupe du Splendid : à 20 ans, vous étiez ami avec Josiane Balasko…

Oui, nous allions dans le même cours de théâtre. À l’époque, elle m’avait proposé de venir retaper le théâtre du Splendid… une offre que j’ai déclinée. Quelques années plus tard, je m’en suis mordu les doigts !

Vous interprétez tant des rôles comiques que dramatiques alors que beaucoup de comédiens se plaignent d’être associés à un seul registre. À quoi est-ce dû selon vous ?

C’est tout d’abord une question de volonté ! Et puis il est vrai que j’ai un physique plutôt « banal » qui me permet de pouvoir tout jouer, ou presque. Au début, lorsque j’ai commencé à passer des castings, on m’orientait vers les rôles de lâches et de nerveux. Aujourd’hui, ce que j’aime plus que tout, ce sont les cyniques drôles !

Nous sommes début janvier : allez-vous prendre des bonnes résolutions ?

Non, je n’en prends pas ! D’ailleurs, je n’aime pas beaucoup la période des réveillons, car ce sont des fêtes imposées. Et puis cela marque le temps qui passe… et cette année, je vais avoir 60 ans !

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    13 février 22:31, par Ronald Regans

    Il ya beaucoup de grands points ici, mais je ne suis pas sûr que je suis d’accord avec recherche en temps réel mis au rebut. Je suis d’accord que ce n’est pas très pertinent, mais ce n’est pas le point de lui montrer ce que les gens sont actuellement en disant sur ​​un sujet.

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