jeudi 2 octobre 2014
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Retraités et étudiants, ils racontent

De plus en plus de retraités font le choix de reprendre leur parcours de formation. Les universités Inter-Ages (UIA) ne cessent de faire des émules. 2500 inscrits au départ, ils sont aujourd’hui plus de 16 000 rien qu’à la Sorbonne. Pour se cultiver ou retrouver une seconde jeunesse, ils ont décidé de retourner sur les bancs de l’école. Reportage.

“Connaître les autres”

Entre les murs scolaires de la ville lumière résonnent les plus grands noms. Pourtant, pas question de sacraliser ces lieux, au contraire ! Quel que soit leur prestige, nos universités gardent grandes ouvertes les portes du savoir. Pourquoi s’en priver ? Parmi ces institutions, l’Inalco, est le temple de l’apprentissage des langues. Hérité de Colbert, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales est une parfaite incarnation de la Tour de Babel. Au total, 90 langues étrangères : du bengali, tamoul, ou zoulou aux langues plus courues comme le russe, le chinois ou le japonais, les “Langues O’ ” vous donnent l’embarras du choix. En complément, des cours de civilisations vous invitent à découvrir la culture de ces peuples. L’idée ? Tout simplement d’apprendre à “connaître les autres”. En formation continue pour l’obtention d’un diplôme, en auditeur libre pour le plaisir d’apprendre, en initiation pour savoir si le cours vous correspond et même en cours du soir : chaque étudiant choisit la formule qui lui convient.

“Pas question de m’arrêter”

“Entreprendre des études de Japonais ? Cela faisait longtemps que ça me trottait dans la tête, explique Michelle 62 ans. Allez savoir pourquoi... Personne dans mon entourage n’a compris ma motivation ! Pas de Japonais dans la famille, ni d’attache particulière au pays du Soleil Levant, et pourtant... Cette envie a germé en moi comme un haricot. J’ai pensé au CNED, mais l’enseignement à distance pour une langue vivante ce n’est vraiment pas l’idéal. Et puis un jour, on m’a parlé deLangues O’ : ce fut la révélation ! Avec ce cours de japonais, j’ai découvert un autre mode de pensée, d’autres mœurs et un autre système d’écriture, précise cette professeur d’histoire à la retraite. La différence est une richesse qu’il faut absolument partager. Et pas question de m’arrêter là, je compte bien apprendre jusqu’à la fin de ma vie !”

Monique à la Sorbonne...

Monique, elle, suit les cours Inter-Ages de la Sorbonne depuis 15 ans. “Les professeurs sont intéressants, le cadre est agréable...” Du coup, elle n’hésite pas à suivre plusieurs conférences par semaine. “Dernièrement, j’ai visité l’Allemagne. Pour enrichir mon voyage et mes lectures, je me suis inscrite au cours d’histoire de l’art sur les châteaux de Bavière et de Prusse. Mon emploi du temps est bien chargé mais “c’est une belle façon de rythmer mes journées”, explique cet ancien médecin à la retraite. Depuis leur création en 1981 par Robert Pitte, les cours Inter-Ages de la Sorbonne-Panthéon se sont largement diversifiés. Histoire, Politique, Littérature, Santé, Philosophie, Sciences, Environnement... “César”, “Le Versailles des poètes” ou encore “Le mystère Molière en dix questions”, le programme 2006-2007 promet des heures passionnantes. Si les inscriptions ont lieu en général au mois de juillet, il reste encore quelques places. Dépêchez-vous !

“rester dans le coup !”

“Étudier ? C’est nécessaire ! Cela permet de rester ouvert à la vie”. Bernadette, 72 ans et François 71 ont trouvé le change intellectuel qu’ils attendaient dans l’association Poursuivre. Ce lieu de réflexion et d’échanges propose divers ateliers définis par les adhérents eux-mêmes. Leur objectif : comprendre et se tenir au courant. “En ce moment, avec “l’atelier Réalité internationale”, nous faisons des recherches géopolitiques que nous partageons ensuite. Cela nous permet de rester dans le coup”, explique Bernadette. Mais leur esprit de curiosité toujours en éveil ne se limite pas à ses groupes d’études. Pour apprivoiser les multimédias, le couple a pris des cours d’informatique. “Les nouvelles technologies sont trop compliquées pour nous. Heureusement, notre petite-fille, Noémie, nous aide à comprendre le jargon informatique. Avec ses mots, tout devient plus clair.”

“L’art à la carte”

Fondée en 1882, l’école du Louvre bénéficie, depuis le 1er janvier 1998, d’un statut d’établissement public. La fameuse école d’art réputée dans le monde entier, parallèlement à la formation diplômante des élèves permet également à des auditeurs libres de bénéficier de certaines des prestations. Juste pour le plaisir vous découvrirez les beaux arts dans le cadre fascinant du Palais du Louvre. Histoire de l’art, archéologie, épigraphie, anthropologie et muséologie, ici on choisit son cours au jour le jour. Par ailleurs, l’école organise colloques (Rencontres de l’Ecole du Louvre), cours du soir et conférences ouvertes au public. Dans le cadre rouge velours de l’hôtel des ventes de l’avenue de Montaigne, Drouot Formation, créé en 2000, propose aux curieux et aux passionnés de se familiariser avec les objets d’art. Vous pourrez suivre le cours Classique (peinture, arts décoratifs de l’antiquité au 19e siècle) ou vous immerger dans le marché de l’art : comprendre l’univers des ventes aux enchères et apprendre à expertiser un objet. Débutant, ou spécialiste, chacun trouve sa place et fabrique son propre programme à la carte. Et le concept marche ! “Cette année nous avons lancé un nouveau programme dédié à l’art contemporain”, déclare Frédéric Elkaïm, directeur de Drouot Formation.

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